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03/04/2011

En France, la catastrophe serait de s'obstiner...

 

 

Le 11 mars 2011, un séisme de force 8,9 sur l'échelle de Richter, provoque 15 minutes après le secousse le déferlement d'un tsunami sur la côte nord ouest du Japon.

A Fukushima, située à 250 km au nord de Tokyo, la centrale nucléaire stoppe par sécurité son activité. Les circuits électriques sont noyés par la vague qui passe sans problème au-dessus de la digue de protection, les groupes de secours , diesel-alternateurs, également noyés ne démarrent pas, les circuits de refroidissement du coeur du réacteur, et des piscines de stockage de matières radioactives usées, sont hors d'usage. La température va très vite commencer à monter dans l'enceinte de confinement. On connaît la suite...

Le 16 mars, Anne Lauvergeon, la patronne d'Areva annonce devant un parterre de députés " S'il y avait eu des EPR à Fukushima, il n'y aurait pas de fuites possibles dans l'environnement, quelle que soit la situation"

(EPR, centrale de troisième génération, vendue et mise en chantier par la France en Finlande, et qui accuse quatre ans de retard !)

Un nuage radioactif a fait le tour de la terre, des tonnes d'eau de mer qui ont servi au refroidissement par largage et arrosage renournent à la mer. De l'iode 131 faiblement radioactif dit-on, est detecté sur le sol français. La loi, relative à la transparence et à la sécurité nucléaire est-elle appliquée ?

Une contamination étendue (plusieurs dizaines de km) autour de la centrale japonaise pour des dizaines d'années,  des fonds marins durablement contaminés, sachant que la durée de vie du plutonium est de plus de 25 000 ans !

Les nucléocrates qui tentaient de redorer l'image du nucléaire après la catastrophe de Tchernobyl, espéraient à nouveau en voyant flamber le prix du pétrole et l'effet des rejets de  C02 sur le climat, construire 400 nouveaux réacteurs d'ici 2030 !  

Ignorant les 70 % de français qui souhaitent sortir du nucléaire, le gouvernement a aussitôt annoncé qu'il n'y avait aucune raison de le faire, et qu'un simple audit sur les centrales françaises suffirait.

L'Allemagne, qui a mis aussitôt sept réacteurs à l'arrêt pour contrôle, s'engage par la voix d'Angela Merkel a sortir du nucléaire. Ce pays industriel, exportateur,d'une population supérieure à la notre, fait ainsi le pari technologique des energies renouvelables et

fukushima.jpg

des économies d'énergies.

Le programme du Parti Socialiste annoncé ce matin, s'engage à sortir du tout nucléaire, c'est un petit effort mais les français attendent davantage pour garantir un avenir possible aux générations futures. 

PAS adresse un respectueux hommage aux 27500 (bilan provisoire) japonais morts ou disparus dans cette catastrophe. 

 

03/11/2010

SCIENCE-FICTION

 

NE RIEN DIRE, 2023 C'EST SI LOIN !!!

- Quand ils ont commencé à expulser massivement des sans-papiers, je n'ai rien dit parce que j'avais mes papiers et que je trouvais que chacun devait respecter la Loi.
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- Quand ils sont venus chercher les Roms, je n'ai rien dit parce que je pensais qu'ainsi je perdrais moins de temps aux feux rouges à cause des mendiants laveurs de pare brise.
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- Quand mon voisin, salarié à France Télécom s'est suicidé, je n'ai rien dit parce que je pensais que c'était un privilégié et que je trouvais qu'il en faisait un peu trop sur son "malaise au travail" et qu'il s'était plutôt suicidé parce que sa femme voulait le quitter.
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- Quand ils ont voulu reculer l'âge de la retraite je n'ai rien dit parce que je pensais qu'il fallait travailler plus longtemps pour pouvoir payer les pensions de vieux de plus en plus nombreux.
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- Quand ils ont tiré sur les jeunes qui manifestaient, je n'ai rien dit, je pensais que la place d'un lycéen est en classe et pas dans la rue.
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- Quand ils ont fini de privatiser les services publics comme les trains, je n'ai rien dit, je trouvais ces fonctionnaires trop privilégiés et de toute façon, je ne prenais plus le train, il était trop cher.
>  
- Quand ils ont militarisé la police et bâillonné les juges, je n'ai rien dit, je trouvais les uniformes plus virils et j'espérais qu'ainsi enfin les assassins d'enfants ne seraient plus relâché dans les rues.

>  - Quand ils ont arrêté et interné les anarchistes, j'étais plutôt content et je n'ai rien dit, ces gens sont dangereux.
>
- Quand ils ont supprimé toutes les aides à la culture, je n'ai rien dit, de toute façon je ne rencontre jamais d'artistes et je préfère regarder TF1 pour me détendre.
>  - Quand ils ont réinstallé la peine de mort, je n'ai rien dit, je pensais que les terroristes et les assassins d'enfants devaient payer à hauteur de leurs crimes.
>
- Quand ils ont supprimé le système de retraites par répartition, j'ai commencé à cotiser à Sevriana, un fond de pension dirigé par le frère du président, en me disant que mon argent était en de bonnes mains.
>
- Quand ils ont fini par fermer l'école publique, je n'ai rien dit, mais j'ai travaillé plus dur et j'ai réduit mes dépenses de loisirs pour économiser pour l'éducation privée de mes petits enfants. Même si l'un d'eux a dû quitter l'école à 16 ans et entrer dans une école militaire pour ne plus être à la charge de ses parents.
>  
- Quand à la faveur d'une nouvelle crise économique mes économies pour ma retraite ont disparu, je n'ai rien dit et j'ai cherché un second emploi pour boucler les fins de mois.
>  
- Quand ils ont interdit les syndicats, je n'ai rien dit, je n'ai jamais été syndiqué, je ne voulais pas être manipulé.
>  
- Quand ils ont imposé deux partis uniques présidés par deux frères, je n'ai rien dit, je me suis dit qu'ainsi il serait plus simple de choisir pour voter
.
>  - Quand ils ont supprimé le droit de vote des femmes, je n'ai rien dit, de toute façon je pensais que ma femme et ma fille votaient la même chose que moi.
>
- Quand ma femme a perdu son emploi et qu'elle m'a dit qu'elle n'en trouvait plus, je n'ai rien dit et j'ai cherché un troisième emploi pour la fin de journée et assumer ainsi mon rôle de chef de famille. De toute façon je trouve qu'elle cuisine mieux qu'elle ne travaille.
>  
- Quand je suis arrivé à 62 ans j'ai été licencié de mes deux premiers emplois, parce que je n'étais plus assez efficace, je n'ai pu conserver que mon emploi au centre commercial, mais ils m'ont mis au rangement des caddies. Je n'ai rien dit, trop content de conserver une source de revenus.
>  
- Quand mon fils est mort au travail à 45 ans alors que j'entamais ma 50ème année de travail, je n'ai rien dit parce que je pensais qu'il n'avait pas eu de chance.

 

 - Aujourd'hui, en ce mois de février 2023, il fait froid sur le parking du supermarché où je range des caddies du haut de mes 69 ans, tout à l'heure je suis convoqué par la direction, je sais qu'ils vont me licencier. Comme je n'ai plus les moyens de payer notre loyer, je vais être expulsé de mon logement et comme j'ai déjà refusé de quitter les lieux, je suis sous le coup d'un mandat d'amener. La police m'a prévenu qu'elle passerait demain matin. J'ai bien cherché à contacter des syndicats ou des associations, comme il en existait il y a longtemps, mais apparemment il n'y a plus personne pour m'aider à me défendre...

 

 

14/10/2010

A propos des Roms

Les membres de l’association des Amis de Jean Proal, à l’occasion de
leur Assemblée Générale qui s’est tenue à Saint-Rémy-de-Provence le
09 octobre 2010,
se sont rendus en Camargue au Mémorial des
Gitans, face à l’ancien camp d’internement des nomades créé par le
régime de Vichy en 1942.

Là, une lecture d’un texte d’une grande
actualité, extrait du Peuple de la route de Jean Proal, a éveillé un
tel écho chez les adhérents présents qu’ils ont décidé de faire
connaître à un public le plus large possible ce témoignage
protestataire, écrit en mars 1956.

Jean PROAL (1904-1969). Plusieurs fois retenu pour le Goncourt, il fut reconnu et encouragé par Max Jacob, Giono, Cendrars, Camus... site www.litterature-lieux.com/amis-jean-proal

Pour lire le texte, cocher ici

05/10/2010

Lettre au Président de la République

 

 

 

Lettre au président de la République

Monsieur le Président,

J'ai la chance de bénéficier de deux nationalités. Je suis marocain et français depuis 1991. Je suis heureux d'appartenir à deux pays, deux cultures, deux langues et je vis cela comme un enrichissement permanent. Depuis vos déclarations de Grenoble sur la possibilité de déchoir de la nationalité française une personne qui aurait commis un délit grave, je sens ma nationalité française quelque peu menacée, en tout cas fragilisée. Non que j'aie l'intention de tomber dans la délinquance et de troubler gravement l'ordre public, mais je vis cela comme une attaque du socle fondamental du pays, sa Constitution. Et cela, Monsieur le Président n'est pas admissible dans une démocratie, un Etat de droit comme la France qui reste malgré tout le pays des droits de l'homme, pays qui a accueilli et sauvé des centaines de milliers d'exilés politiques tout au long du siècle dernier.

Vous aviez déclaré en 2004, quand vous étiez ministre de l'intérieur qu'"à chaque délit, il doit y avoir une réponse ferme. Mais celle-ci ne peut varier selon que l'on est, sur sa carte d'identité, français ou non". Le président que vous êtes aujourd'hui contredit le ministre que vous avez été. Cela m'amène à réfléchir à la fonction qui est la vôtre et à répondre tardivement au débat qu'un de vos ministres a cru bon de lancer sur la scène publique à propos de l'identité nationale.

La nationalité est une part de l'identité. Elle peut être double, comme dans mon cas. Je ne me vois pas privé de l'une des deux. Je me sentirais diminué.

Par ailleurs, aucune société n'est raciste en soi. C'est stupide et injuste de dire que "la France est un pays raciste". La France, comme tant d'autres pays, est traversée par des tendances à l'exclusion et au racisme, parfois pour des raisons idéologiques et politiques, et d'autres fois pour des raisons de malaise social, de pauvreté et de peur. Faire l'amalgame entre insécurité et immigration est plus qu'une erreur, une faute.

Le rôle d'un dirigeant politique est de décourager, voire empêcher le développement de ces tendances. Un chef d'Etat ne doit pas réagir avec ses humeurs et ses tripes. Au contraire, il n'est pas un citoyen qui peut se permettre de dire n'importe quoi. C'est quelqu'un qui doit peser ses mots et mesurer les conséquences qu'ils peuvent générer. L'Histoire enregistre ses déclarations, les bonnes et les mauvaises, les justes et les malvenues. Votre quinquennat sera certainement marqué par quelques-unes de vos bavures langagières. N'importe quel homme insulté a le droit de réagir. Pas un chef d'Etat. Non pas qu'on soit autorisé à vous manquer de respect, mais vous devez vous situer au-delà du niveau du citoyen moyen. Vous êtes un symbole, porteur d'une fonction noble et exceptionnelle. Pour habiter cette fonction, pour consolider cette ambition, il faut savoir prendre de la hauteur et ne pas coller aux faits au point d'oublier qu'on est un citoyen d'exception.

Qu'il soit issu d'un parti défendant des valeurs de droite ou de gauche, le chef de l'Etat, parce qu'élu au suffrage universel, doit être le président de tous les Français, y compris des Français d'origine étrangère même quand le malheur casse leur destin ou les prédispose à une précarité pathogène. Or, vos récentes déclarations, dénoncées par un éditorial du New York Times et par des personnalités aussi importantes que Robert Badinter, sont le signe d'un dérapage qui, peut-être vous apporterait en 2012 certaines voix du Front national, mais vous place dans une situation difficilement défendable.

APARTHEID

Monsieur le Président, je comprends votre souci sécuritaire. Vous ne trouverez personne pour défendre des voyous qui tirent sur des agents de la police et de la gendarmerie. La justice est là pour donner "une réponse ferme" à ces délits ; ils doivent être jugés sans que leurs origines, leur religion ou leur couleur de peau soient prises en compte, sinon, on tomberait dans l'apartheid. Mais la répression ne suffit pas. Il faudra aller aux racines du mal et assainir de manière définitive la situation dramatique des banlieues.

Il est plus facile de susciter la méfiance, voire la haine de l'étranger, que le respect mutuel. Un chef d'Etat n'est pas un policier au statut amélioré. C'est un magistrat, le plus haut placé, donc celui devant être irréprochable dans sa conduite et dans ses paroles. Il est le garant de la justice et de l'Etat de droit. Quand, Monsieur le Président, vous promettez la déchéance de la nationalité aux délinquants d'origine étrangère qui porteraient atteinte à la vie d'un policier ou d'un gendarme, vous tenez un discours que la Constitution réfute. C'est une parole en l'air, car vous savez pertinemment que l'application d'une telle loi, si elle est votée, créerait plus de problèmes qu'elle n'en résoudrait. Ce n'était pas à vous de lancer cette menace.

Monsieur Le Président, vous n'êtes pas sans savoir ce que l'ONG Transparence France a écrit dans son dernier rapport. Au cas où cela vous aurait échappé, je vous cite une de ses conclusions : "La France continue de véhiculer une image relativement dégradée de sa classe politique et de son administration publique." La France est par ailleurs classée au 24e rang sur 180 pays en ce qui concerne la corruption.

La crise économique n'est pas une excuse. La crise morale est un fait. Il revient à vous, Monsieur le Président, de rétablir l'image de la France dans ce qu'elle a de plus beau, d'enviable et d'universel, à savoir son statut de pays des droits de l'homme, pays de la solidarité et de la fraternité proclamées, terre généreuse, riche de ses différences, riche de ses couleurs et de ses épices, prouvant entre autres que l'islam est tout à fait compatible avec la démocratie et la laïcité. Pour cela, Monsieur Le Président, effacez, je vous prie, de votre discours les idées malheureuses qu'un parti d'extrême droite diffuse dans le but de fermer ce pays sur lui-même, de l'isoler et de trahir ses valeurs fondamentales.


Tahar Ben Jelloun est aussi membre de l'académie Goncourt depuis 2008. Il a reçu le prix Goncourt pour "La Nuit sacrée" ("Points" Seuil) en 1987. Il a publié "Le Racisme expliqué à ma fille" (Seuil, 1997). Dernier livre paru, "Au pays", chez Gallimard (2009).

 

Tahar Ben Jelloun, écrivain et poète

17/08/2010

L'expulsion une spécialité bien française

 

 VIDEO. Une expulsion qui sème le trouble - 30/07/2010 - leParisien.fr

20/06/2010

ENTRER EN RESISTANCE!!!!

Alors que l'on fete le 70e anniversaire de l'appel du  18 juin du général de Gaulle avec la creation du conseil national de la resistance,notre president son gouvernement detricotent un à un tous les acquis de ce conseil national de la resistance.

N'oublion pas que c'est grace à celui ci qu'existe ;la protection sociale,les conges payés ,la liberté de la presse et les retraites par repartition ....

Aujourd'hui tout ce programme est remis en cause,on commence par les retraites ou sous des pretextes fallacieux d'allongement de la durée de vie (pas toujours en bonne santé ou avec des inégalités flagrantes selon que l'on est cadre ou ouvrier) il faudrait reformer et donc allonger la durée de cotisations et repousser l'age de la retraite.Pour info cette reforme prevoit par exemple qu'afin de ne pas avoir de  decote et partir avec une retraite à taux plein il faudra 47 années de cotisations.Cette mesure touche particulierement les femmes qui on eu des carrieres morcelées.Mais qui peut pretendre aujourd'hui qu'un ouvrier du batiment,qu'un manutentionnaire,qu'un OS à la chaine pourra dignement continuer à travailler jusqu'à 62 puis 63 et plus dans quelques années.

Alors oui il nous faut entrer en resistance et pas tomber dans le pessimisme .Des solutions alernatives existent ,la fondation Copernic et Attac (mais d'autres aussi) en proposent.Il faut aller au delà de ce que martélent les medias sur le caractére indispensable de la reforme .

Pour commencer il nous faut etre en masse à la manifestation à Avignon le 24 juin à 10h30 à la gare et à celles et ceux qui le peuvent d'etre en gréve cette journée.

La mobilisation syndicale,politique et citoyenne peut permettre un recul du gouvernement comme pour le CPE ou en 1995,toutes et tous dans la rue pour sauver nos retraites!

Différents membres de Pernes Avenir Solidaire seront à cette manif,rejoignez nous!

Bruno Verdi,presidennt de Pernes Avenir Solidaire

18/04/2009

Revue de presse 17 Avril 2009

Revue de presse 17 Avril 2009


L’HEBDO le COMTADIN du 16 avril dresse un portrait fort sur J.M Ferrand et sa recette de longévité : « Il suffit de travailler beaucoup, et d’aimer les gens sincèrement » Mais également : « tout ce qui se passe me revient aux oreilles à un moment ou à un autre »….
Son arme favorite ? la petite phrase qui tue : « j’écoute, j’en tire le suc, et je le renvoie à mon interlocuteur »
Il y a également sa réserve parlementaire, 100 000 euros qu’il distribue largement en toute légalité au bon moment, et ses six collaborateurs qui reçoivent 30 personnes chaque jour !
Un homme incontournable dans le Comtat, haut en couleurs, et qui répond aux attentes de son électorat. Jusqu’à quand ?

LIBERATION du 14 Avril analyse le succès silencieux du documentaire de J.P.JAUD : « NOS ENFANTS NOUS ACCUSERONT » avec 200 000 spectateurs, programmé dans 50 salles et présent dans de nombreux festivals où des débats enflammés
Terminent les projections.
Barjac, ce petit village du Gard est devenu célèbre grâce à ce film, des visiteurs de passages demandent à voir les lieux où sont tournées certaines scènes, des agriculteurs souhaitent s’installer en bio !
Aujourd’hui, un des gamins du film, maintenant au collège, fait circuler des pétitions pour faire passer le self du collège en bio !!!
J.P.Jaud explique : « J’estime que c’est le devoir d’un pays de bien nourrir ses enfants. La cantine fédère beaucoup de monde : parents, maire, cuisiniers, instituteurs, enfants, agriculteurs…. »

LA PROVENCE du 16 Avril donne une interview du maire de Caromb, en place depuis un an. Léopold Meynaud, la joue sincère : « je ne cache pas mes opinions politiques qui sont à droite, mais je me suis présenté sans étiquette et n’ai qu’un seul parti : Caromb. »
De nombreux projets sont évoqués : L’immobilier d’abord ! Deux programmes, un lotissement de 50 villas, mais également la création de 20 à 30 logements autour d’une rue nouvelle. Création d’une médiathèque, avec la CoVe, un projet de centrale photovoltaïque, et un centre aquatique intercommunal. « Pour ne pas mourir, le village doit se développer avec des programmes immobiliers importants »
« Il faut réveiller la belle endormie » conclu-t-il.

LE COURRIER DES MAIRES ET DES ELUS LOCAUX, Avril 2009. ( Fiche pratique sécurité)
La mise en œuvre de la vidéosurveillance.
L’installation d’un système de vidéosurveillance est subordonnée à une autorisation du préfet, après avis d’une commission départementale présidée par un magistrat du siège ou un magistrat honoraire.
La demande d’autorisation fait l’objet d’un dossier administratif et technique : Rapport sur la finalité du projet au regard des objectifs définis par la loi et les techniques mises en œuvre.

Les commissions départementales, instituées par arrêté préfectoral sont composées de quatre membres, le président, magistrat, désigné par le 1er président de la cour d’appel, un maire désigné par les associations départementales des maires, un représentant désigné par les chambres de commerce et d’industrie compétentes, une personne qualifié choisie par le préfet.
Cette commission qui siège à la préfecture du département a trois mois pour émettre son avis, sur chaque demande dont elle est saisie, elle entend un représentant de la police nationale ou de la gendarmerie du territoire en question, et peut demander tout complément d’information sur les pièces du dossier. Elle exerce un pouvoir de contrôle sur les conditions de fonctionnement, émet des recommandations, et propose la suspension des dispositifs si l’usage est non conforme à l’autorisation.
Les systèmes de vidéo sont autorisés pour une durée de cinq ans renouvelable.
L’autorisation préfectorale prescrit toutes les précautions utiles, en particulier quant à la qualité des personnes chargées de l’exploitation du système ou visionnant les images et aux mesures à prendre pour assurer le respect des dispositions de la loi.
Destination des images aux services de police ou de gendarmerie, et limitation de la durée de conservation des images dans la limite d’un mois.
Le titulaire de l’autorisation tient un registre mentionnant les enregistrements réalisés, la date de destruction des images et, le cas échéant la date de transmission au parquet.
Il est tenu d’informer le préfet de la date de mise en route de ses caméras.
L’autorisation peut être retirée en cas de manquement aux dispositions légales et réglementaires.

Le public est informé de manière claire et permanente de l’existence du système de vidéosurveillance et de l’autorité ou de la personne responsable. Des panonceaux comportant un pictogramme représentant une caméra informeront les habitants si le système filme la voie publique. Ces affiches ou panonceaux indiquent le nom ou la qualité et le n° de téléphone du responsable auprès duquel toute personne intéressée peut s’adresser pour faire valoir le droit d’accès prévu par la loi.

Le délai maximum fixé par l’autorisation pour la destruction des enregistrements est de UN MOIS. Hormis dans le cas d’une enquête, ou information judiciaire

Toute personne intéressée peut s’adresser au responsable d’un système de vidéosurveillance afin d’obtenir un accès aux enregistrements qui la concerne ou d’en vérifier la destruction dans le délai prévu. Cet accès est de droit. Excepté pour un motif tenant à la sûreté de l’Etat, à la défense, à la sécurité publique et aux procédures judiciaires.

Les opérations de vidéosurveillance de la voie publique ne doivent pas visionner l’intérieur des immeubles d’habitation, ni celles de leurs entrées.
Le fait d’installer un système de vidéosurveillance ou de le maintenir sans autorisation, de procéder à des enregistrements sans autorisation, ne pas les détruire dans le délai prévu, de les falsifier, d’entraver l’action de la commission départementale, de faire accéder des personnes non habilitées aux images ou d’utiliser ces images à d’autres fins que celles pour lesquelles elles sont autorisées, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.


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