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24/03/2013

FINANCES : LA VERITE … TOUTE LA VERITE … RIEN QUE LA VERITE !

  

Lors du Conseil municipal du 14 mars, les élus de l’opposition ont remis, au maire et à la presse, un texte sur leur analyse des résultats financiers de la commune pour 2012. Le voici dans son intégralité.

1 - BUDGET DE FONCTIONNEMENT

LES DEPENSES : Elles augmentent globalement de près de 5%(4,91%) sur un an et de 8,4% sur deux ans, alors que l’inflation est ressortie à 2% en 2012 et 2,1% en 2011.

Alors que l’Etat, les régions, les départements, les principales collectivités publiques et surtout l’ensemble des français sont confrontés à la rigueur et à des budgets resserrés, la municipalité n’a jamais autant dépensé pour son fonctionnement interne.

Cette situation n’est pas acceptable et doit être dénoncée. Elle doit alerter les autorités.

Les charges à caractère général sont en hausse de 12,34%,alors que cette augmentation n’était que de 2,43% l’an dernier.

Sur 2 ans, les dépenses d’électricité augmentent de 38% (du jamais vu ! +16% par rapport à l’an dernier), les factures de fuel de 37%, celles des carburants de 22,6% !!

L’explosion de certains certaines dépenses de fonctionnement interne, ne peuvent s’expliquer par la seule Fête du Patrimoine que nous avons soutenue : « Catalogues et Imprimés » 43 984 euros contre 28 078 en 2011 et 31 605 en 2010 (+39% sur 2 ans), « Frais de télécom. » 52 292 euros et 41 715 un an plus tôt.

A l’inverse, la municipalité fait des économies sur l’entretien et la maintenance de ses bâtiments et matériels, diminuant d’autant le travail des artisans locaux : - 2,4% sur les « services extérieurs ».

Les charges de personnel augmentent beaucoup moins (+3,64% sur 2011) en raison du blocage de la valeur de l’indice des fonctionnaires, et leur part dans le budget de fonctionnement est en baisse.

Le prélèvement au titre de la loi SRU (amende pour non réalisation de logements sociaux) a été de 112 808 euros. L’esquisse du budget 2013 annonce un chiffre de 180 000 euros !!

L’application de la nouvelle loi en 2014, va conduire à une amende d’environ 450 000 euros. Heureusement que l’Etat en a limité le montant à 5% des dépenses de fonctionnement, sinon c’était une pénalité de 600 000 euros. Pas de quoi nous réjouir !

Dans le même temps, nos associations, en constante augmentation, ont vu leurs subventions croître de seulement 4,3% en 2 ans. Nous avions proposé une hausse de 4% sur l’année. Mais le maire a refusé.

L’augmentation de la charge financière nous ramène au seul point positif qui est la légère baisse du niveau de la dette, malgré la reprise des emprunts des Sorgues du Comtat pour la Gare.

LES RECETTES : Elles augmentent obligatoirement (+7,2%), mais plus faiblement que les dépenses, ce qui réduit le solde affecté aux recettes d’investissement.

La première recette est celle des impôts locaux : 4 786 076 euros en 2012, soit +5,6% par rapport à 2011 (+9,4% sur 2 ans), et sans augmentation des taux. L’augmentation des bases suffit très largement aux besoins communaux.

Les dotations et diverses participations de l’Etat ne baissent pas pour notre commune, malgré les contraintes budgétaires et contrairement aux discours entendus ici et là. La seule DGF représente près de 20% de nos recettes de fonctionnement.

2 - BUDGET D’INVESTISSEMENT

LES DEPENSES REELLES

Sur un budget total approuvé et financé de 6 688 078 euros, la commune n’a dépensé que 2 633 219 euros, soit 39,5% de ce qu’elle avait prévu !!

L’investissement réel n’est que de 1 812 315 euros, si l’on exclut les remboursements d’emprunt et les subventions.

Jamais, ce faible niveau d’investissement n’avait été atteint. En 2011, nous avions déjà dénoncé ce décalage entre les prévisions et les réalisations. Il était alors de 46,1%. Le budget qui est approuvé tous les ans n’a rien à voir avec ce qui va être fait !!

Les motifs invoqués par le maire sur les imprévus, les retards de procédures, les appels d’offres infructueux, des nouvelles normes à appliquer … sont de fausses excuses. Tous les ans, c’est la même chose. Il connait suffisamment tous ces aléas pour les prendre en compte dans la préparation du budget. Or, il ne le fait pas. Les entreprises locales ne peuvent donc espérer aucun soutien public à leurs activités.

La première dépense a concerné la restauration de la Porte St Gille (166 607 euros).Pour la Maison des Associations, le grand projet de 2012, seulement 39 878 euros ont été dépenséssur les 1 261 090 prévus. Idem pour la Médiathèque ou les logements des gendarmes.

500 000 euros étaient prévus pour le projet Gare (800 000 dans une première esquisse). Les dépenses réelles n’ont été que de 21 430 euros !

LES RECETTES

Hors excédent reporté et réserves, la première recette est une subvention de la DRAC pour la Médiathèque de 834 957 euros, alors que les travaux n’ont pas commencé.

La deuxième recette est l’emprunt, qui n’a été que de 542 866 euros, sur les 1 481 492 prévus. Le faible niveau de dépenses réelles a donc limité l’emprunt.

La taxe d’aménagement (qui remplace la TLE) est légèrement supérieure au budget.

On s’interroge enfin sur la subvention départementale contractualisée qui n’a été versée que pour partie (50 285 sur 122 100).

 

RESULTAT

Au final, le budget 2013 pourra compter sur un excédent de 439 022 euros, quatre fois supérieur à 2011. Mais ce résultat positif cache de véritables fautes de gestion :

Un dérapage anormal, injustifié et inopportun des dépenses de fonctionnement.

Un niveau d’investissement historiquement bas, en totale contradiction avec le budget voté et qui porte, au pire moment, un fort préjudice à l’économie locale.

Commentaires

Les conclusions de l'opposition sont affligeantes et partisannes. Pernes est une ville bien gérée ou il fait bon vivre. Les impots n'ont pas augmmentés depuis des années, n'en déplaise à l'opposition, et il y fait bon vivre.
Que ceux qui ne s'y plaisent pas s'en aillent et nous foutent la paix

Écrit par : Titou | 24/03/2013

Reprocher à la mairie l’augmentation des factures edf, fuel, carburant, téléphone, etc, ce qui est le lot commun de toutes les familles de France !!! Il fallait le faire, mais rien ne vous fait peur.

On peut constater qu’à contrario, vous regrettiez que la mairie ne dépense pas plus dans les travaux et les constructions sur Pernes. « Les entreprises locales ne peuvent donc espérer aucun soutien public à leurs activités. ». L’argent public, ne vous en déplaise, n’est pas là pour faire vivre des entreprises privées, aussi locales soient elles.
A moins, bien sur, que vous ayez dans votre entourage, une entreprise du batiment qui serait heureuse de profitez des largesses de la mairie ? Ceci expliquerait cela !!!

Écrit par : Fabien | 25/03/2013

je sais pas vous fabien mais mes depenses de fuel,electricité et de carburant n'ont pas augmentées dans la proportion de celles de ma ville et d'ailleurs heureusement sinon je sais pas tres bien comment je ferai qu'est ce qui explique ces fortes hausses??je suis allé sur le site de la ville rien pas d'explication sur le budget,j'aimerai comprendre pour savoir juste savoir pas forcement etre d'accord avec la majorité ou l'opposition mais etre informé
je suis contente que l'on m'informe de ce budget,l'opposition a sa vision des choses vous n'etes pas obligé de la partager chacun est libre ensuite de se faire son avis

Écrit par : claire | 25/03/2013

Chère Claire, je suis allée sur le site de la ville, et le maire donne des explications en répondant en autre à l’article de l’opposition :

« Il faut écrire vrai : …Ainsi l’électricité a augmenté de 15,98 % entre 2011 et 2012, ceci est dû à l’augmentation des tarifs, à un mois de février 2012 très froid et à une mise en service de nouveaux bâtiments comme la nouvelle salle
J. Ragnotti et ses annexes au complexe sportif, quelques extensions de
l’éclairage public et plusieurs compteurs de chantier (les logements
de la gendarmerie, les maisons rue Victor Hugo et cours de la République).
Le combustible a augmenté de 50 % (et non de 67 % comme
précisé dans l’article) entre 2012 (88 400 €) et 2011 (58 800 €) ; il était,
en 2010, de 64 500 €, ces valeurs sont à interpréter bien sûr en fonction
de l’augmentation du combustible qui, en 2012, a été non négligeable
(autour de 15 %), des périodes froides que l’année a pu connaître, et les
mois de janvier et février 2012 ont été particulièrement froids, et aussi
des dates de livraison du fuel, car si une cuve est remplie en décembre
ou en janvier, les résultats sur l’année sont faussés… »

Écrit par : Cathy | 27/03/2013

@ Titou
Quelle arrogance, quel mépris ! Le refus d'admettre la réalité, surtout lorsqu'elle fissure vos certitudes et votre rigidité intellectuelle et vous conduit à une intolérance qui frise la xénophobie. Laissez tomber vos parti-pris aveugles et regardez la vérité en face.
L'augmentation de près de 5% des dépenses de fonctionnement de la commune, c'est une réalité et ce n'est pas acceptable quand on sait dans quelle situation de crise nous nous trouvons et quand on sait les difficultés subies par la majorité des familles. A Pernes, ces dépassements anormaux et malsains ne viennent pas des dépenses de personnel comme on peut le voir ailleurs. Non, ici la municipalité ne maitrise plus ses dépenses ordinaires et ne sait pas faire d'économies. Elle passe outre toutes les recommandations officielles et le simple bon sens, au motif que ses recettes le lui permettent.
Les pernois continuent d'alimenter confortablement les caisses, sans qu'il soit nécessaire d'augmenter les taux des impôts. Plus 9,4% de recettes fiscales supplémentaires en 2 ans, grâce à la hausse des bases fixées par l'Etat et à l'évolution de nos constructions. Maintenir les taux à leur niveau actuel n'est pas une performance, d'ailleurs le maire ne s'en vante pas et il a raison.
Et que dire des chiffres de l'investissement, qui eux sont en baisse d'une année sur l'autre. Augmenter le bas de laine, alors que l'économie locale est à genoux, n'est pas vraiment glorieux en effet. Les entreprises, quelles qu'elles soient, réussissent à vivre parce qu'il y a aussi de l'investissement public, n'en déplaise à Fabien. C'est une réalité économique. Les chantiers publics sont réalisés par des entreprises privées. Mais à Pernes, le seul secteur où on réduit les dépenses, c'est sur les travaux d'entretien, la maintenance de nos équipements, autant de petits boulots qu'attendent tous les ans nos artisans locaux. Et les grosses opérations, on les reporte, toujours et encore !

Il y aurait, je pense, mille choses à dire sur les tenants et aboutissants de cette gestion communale ignorée des habitants. Car c'est bien le drame : les gens ignorent tout des finances de notre ville. Ils font confiance.
Merci à l'article de ce blog d'avoir permis d'y voir un peu plus clair. Ces chiffres semblent issus des documents officiels et ils m'ont fait réfléchir. J'aurais aimé les voir publiés dans le dernier Journal du maire. Mais il n'y avait sûrement plus de place.

Écrit par : Cathy 2 | 27/03/2013

@Cathy2
Un peu de modération dans vos propos, chère Cathy2. On peut ne pas être d’accord et le dire avec amabilité. Je trouvais que ces derniers temps le ton s’était radoucit sur ce blog, pour laisser la place à un dialogue, qui peut être vif mais doit rester courtois. SVP, gardez ce cap !
Il n’y a pas la vérité d’un coté, et les imbéciles rigides et … xénophobes (encore et toujours des débordements) de l’autre.
Cathy(1)

Écrit par : Cathy | 28/03/2013

Chère Cathy,
Comment être aimable et douce avec ces gens qui disent : "Que ceux qui ne s'y plaisent pas (à Pernes) s'en aillent et nous foutent la paix". N'est-ce pas de l'intolérance ?
Comment accepter ce déni de réalité concernant les hausses inacceptables des factures de fuel, de carburant et d'électricité, de fournitures administratives, de publications et autres, à un moment où nous subissons tous la rigueur ?
Comment ne pas réagir à ces allusions malsaines à une entreprise locale de bâtiment que nous connaissons bien et "qui pourrait profiter des largesses de la mairie", affirmant, sans rien connaitre visiblement au fonctionnement d'une collectivité, que "l'argent public n'est pas là pour faire vivre les entreprises locales privées" ?
Ces contre-vérités perfides, ces propos d'exclusion, c'est vrai, me font répondre avec un manque évident de douceur.
Je suis désolée si j'ai pu heurter votre immense sensibilité.

Écrit par : Cathy 2 | 28/03/2013

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