Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

12/02/2012

N’oublions pas les salariés de Continentale Nutrition de Vedène

Vedène Autrement avec P.R.O.G.R.E.S. nous communiquent et lancent un appel à la mobilisation pour demain lundi et mercredi :

Samedi 11 février 2012 

En milieu de matinée, les élus de « Vedène Autrement » (opposition de gauche) et des membres de l’association P.R.O.G.R.E.S. se sont rendus sur le site de l’entreprise Continentale Nutrition. IMG_0429r.jpgIls y ont rencontré les travailleurs qui s’opposent à la fermeture de l’usine et qui occupent les lieux par roulement. La discussion s’est axée sur la mise en place d’actions concrètes de soutien et d’informations vers la population vedènaise.

Depuis plus de 4 mois « les Conti » se battent sur le terrain. Il n’y a plus de direction. Ils sont seuls et préservent leur outil de travail en le maintenant en état de bon fonctionnement. Tout est nettoyé, rangé. « Il suffit d’appuyer sur un bouton pour faire redémarrer l’usine» disent-ils. Une bataille juridique coûteuse s’est aussi engagée.

Vedènais et vedènaises, cette lutte nous concerne tous de très près puisqu’il s’agit d’une entreprise française, installée dans notre ville. Soyons solidaires et aidons-les, chacun avec ses propres moyens car cela touche notre économie locale.

Au moment où tous les postulants à la présidence de la République regrettent la désindustrialisation bien avancée de notre pays et inscrivent dans leur projet respectif sauvegarde et redynamisation industrielle, ne laissons pas CONTINENTALE NUTRITION fermer.


Lundi 13 février à partir de 16h00: des élus de gauche se rendront sur le site pour le visiter et apporter leur soutien aux salariés. Ceux et celles qui sont disponibles et qui le désirent, sont invités à participer à cette initiative de soutien au redémarrage de l'entreprise.

Mercredi 15 février dès 10h30: portes ouvertes.

Nous vous demandons de venir en nombre sur le site de l’usine pour appuyer leur combat qui est aussi le nôtre et dire NON à la casse de l’emploi et aux délocalisations.


Commentaires

Que peut il ? . Tout
Qu'a t' il fait ? . Rien
Avec cette pleine puissance,
en huit mois un homme de génie
eut changé la face de la France,
de l'Europe peut être.
Seulement voilà, il a pris la France
et n'en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le Président se démène:
il fait rage, il touche à tout , il court après les projets;
ne pouvant créer , il décrète ; il cherche
à donner le change sur sa nullité ; c'est
le mouvement perpétuel; mais , hélas !
Cette roue tourne à vide.

L'homme qui, après sa prise de pouvoir
à épousé une princesse étrangère
est un carriériste avantageux .
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots ,
ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.
Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la bourse, le coffre fort .
Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.
Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit
et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme ,
il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelques surprises.
On y ajoutera le cynisme car, la France, il a foule aux pieds,
lui rit au nez , la brave, la nie, l'insulte et la bafoue !

Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde,
d'un homme médiocre échappé !

Extrait de Victor Hugo, dans " Napoléon, le Petit "
réédité chez Actes Sud
Avouez que vous pensiez à quelqu'un d'autre

Écrit par : unpeudepoesie | 14/02/2012

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front.
Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime.

Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.
C'est le prophète saint prosterné devant l'arche,
C'est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.

Ceux dont le coeur est bon, ceux dont les jours sont pleins.
Ceux-là vivent, Seigneur ! les autres, je les plains.
Car de son vague ennui le néant les enivre,
Car le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre.

Inutiles, épars, ils traînent ici-bas
Le sombre accablement d'être en ne pensant pas.
Ils s'appellent vulgus, plebs, la tourbe, la foule.
Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule,

Bat des mains, foule aux pieds, bâille, dit oui, dit non,
N'a jamais de figure et n'a jamais de nom ;
Troupeau qui va, revient, juge, absout, délibère,
Détruit, prêt à Marat comme prêt à Tibère,

Foule triste, joyeuse, habits dorés, bras nus,
Pêle-mêle, et poussée aux gouffres inconnus.
Ils sont les passants froids sans but, sans noeud, sans âge ;
Le bas du genre humain qui s'écroule en nuage ;

Ceux qu'on ne connaît pas, ceux qu'on ne compte pas,
Ceux qui perdent les mots, les volontés, les pas.
L'ombre obscure autour d'eux se prolonge et recule ;
Ils n'ont du plein midi qu'un lointain crépuscule,

Car, jetant au hasard les cris, les voix, le bruit,
Ils errent près du bord sinistre de la nuit.
Quoi ! ne point aimer ! suivre une morne carrière
Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière,

Quoi ! marcher devant soi sans savoir où l'on va,
Rire de Jupiter sans croire à Jéhova,
Regarder sans respect l'astre, la fleur, la femme,
Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l'âme,

Pour de vains résultats faire de vains efforts,
N'attendre rien d'en haut ! ciel ! oublier les morts !
Oh non, je ne suis point de ceux-là ! grands, prospères,
Fiers, puissants, ou cachés dans d'immondes repaires,

Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés ;
Et j'aimerais mieux être, ô fourmis des cités,
Tourbe, foule, hommes faux, coeurs morts, races déchues,
Un arbre dans les bois qu'une âme en vos cohues !

Victor Hugo

Écrit par : Patrick | 14/02/2012

Les commentaires sont fermés.