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30/01/2012

Pas moins de huit chaînes TV pour relayer la parole du président-candidat

 

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Le chef de l’État en froid avec l’opinion publique a donné le sentiment d’annoncer qu’il réglera dans l’urgence des problèmes que sa politique a aggravés depuis cinq ans. Mais le cœur du propos confirme que l'injustice sociale et fiscale aura donc bien été le fil conducteur, la marque de son quinquennat.

Quand approche l’heure de rendre des comptes aux électeurs, qui pourraient bien délivrer un jugement très sévère, Nicolas Sarkozy persiste: il veut alléger les cotisations patronales et faire compenser le manque à gagner dans les caisses de l’État par une hausse de 1,6 point de la TVA, qui passera ainsi de 19,6 % à 21,2 %. En clair, il s’agit d’un renchérissement du coût de la vie. Injustice toujours: la TVA pèse proportionnellement plus lourd sur les petits revenus que sur les gros. Au nom de l’exigence de « compétitivité », Nicolas Sarkozy veut généraliser la pratique du chantage patronal, qui vise à faire renoncer les travailleurs à la durée légale du travail de 35 heures ou à accepter des baisses de salaires en brandissant la menace de plans de licenciements ou de délocalisations.

Du slogan « travailler plus pour gagner plus », qui lui valut quelques succès en 2007, on est passé à un projet « travailler plus et gagner moins ». Les salariés de Continental à Clairoix (Oise) ont douloureusement appris ce que valaient pareils marchés de dupes.

Commentaires

Je suis scandalisé par les annonces de Nicolas Sarkozy.

Au terme d'un quinquennat qui a poussé le pays dans la récession et saccagé l'emploi industriel, il décide, à quelques semaines des élections, deux énormes nouveaux cadeaux au patronat.

Premier cadeau : un allègement de 13 milliards d'euros de cotisations sociales patronales essentiellement payé par une hausse de la TVA, autrement dit un coup de poignard dans le pouvoir d'achat populaire.

Second cadeau : la possibilité pour le patronat d'échapper à toute durée légale du temps de travail par le biais d'accords dits de compétitivité.

Tout le reste est à l'avenant : matraquage mensonger sur le coût du travail, règle d'or pour les collectivités locales, nouvelle mesure de déréglementation du marché immobilier sous prétexte de crise du logement.

Tout cela n'est que l'énième et dernier coup de force présidentiel. Les privilégiés et les financiers auront été servis jusqu'au bout.

Les salariés n'ont plus rien à attendre de ce pouvoir. C'est maintenant à la gauche de construire une alternative solide. Il faut s’y atteler de toutes nos forces.

Écrit par : Lafleur | 30/01/2012

Nous pouvons être fiers de posséder l'unique président Twitteur au monde : son vocabulaire se limite à 140 caractères qu'il tourne en boucle quelque soient les questions posées et les circonstances. C'est un président moderne finalement.

Une roue grinçante qui tourne inlassablement en faisant le même bruit : crise, courage, irresponsable, catastrophe, compétitivité, chômage, retraite, réforme, 35 heures, calamité ...crise, courage, irresponsable, réforme etc ...

Écrit par : Twit | 30/01/2012

"FAITES DES VERANDAS!"
Dimanche, le président-candidat-mais-pas-candidat a fait son show multicanal en direct de la sale défaite de l'Elysée. Devant ses laquais à pellicules, chausse-pied en extase et autre passeur de plats à brushing, il a profité de son impopularité pour aligner en toute décontraction, à 85 jours du scrutin, une poignée propositions bricolées in extremis parmi les plus antisociales de son quinquennat:
- Hausse de TVA de 19,6 à 21,2%. Diminuer le pouvoir d'achat favoriserait la relocalisation. Allons bon. Faudrait déjà que cela favorise la consommation tout court.
- Des accords d'entreprise "compétitivité-emploi". En décodé: une baisse des salaires et une hausse des heures à la carte pour le patronat. Les petits salaires et les 5 millions de chômeurs apprécieront.
En revanche, revenons sur ces puissantes mesures sur le logement. Ses dévots nous assuraient qu'elles casseraient la baraque.
Hormis le fait que cette libéralisation par le haut et par-dessus la jambe du bâtiment, on s'étonnera d'un telle montagne en amont pour accoucher d'un simple droit à l'extension de son jardin d'hiver bénéficiant exclusivement à ceux qui ont de quoi s'offrir des travaux d'agrandissement.

Notons que cette mesure, la seule vaguement positive de la soirée pour le quotidien des propriétaires de pavillons à 4X4 nippon et nains de jardin (la cible), a été la première annoncée moins de 2 minutes après la prise d'antenne.
Ce n'est pas un hasard. La mesure vise l'électorat démobilisé de la France des propriétaires. La promesse d'une pièce supplémentaire, d'un élargissement de balcon ou de la construction d'un jacuzzi à vagues sans avoir à déposer un permis de construire, c'est petit niveau ambition, mais ça peut parler aux seigneurs du cocooning M6isé dont le home staging occupe les deux tiers des conversations.

Evidemment, au bout de quelques années d'application, une telle mesure n'apaisera en rien l'hystérie des loyers, ne résoudra pas le mal-logement massif des jeunes ni celui des 5.154.000 personnes en situation de réelle fragilité à court ou moyen terme, pas plus qu'elle n'arrangera les bidons des 2.778.000 qui vivent dans des conditions très difficiles et ne procurera pas un seul toit à l'un des 685.115 français qui n'en ont aucun.

Entre-temps, on peut en revanche tabler sur une explosion des chantiers individuels à la con un peu partout sur le territoire, avec coups de masse du soir au matin dans son immeuble ou scie circulaire en trois-huit le week-end dans le jardin du voisin: le chantier décoratif, dont personne ne profite, mais dont tout le monde subit les nuisances, étant un sport national.
Les gagnants potentiels? Les auto-entrepreneurs (aka auto-esclaves) du bâtiment, les organismes de crédit et surtout Leroy-Merlin où l'essentiel du pognon sera dépensé.
En même temps, tu me diras, c'est raccord avec la hausse de TVA.

Écrit par : Loggia | 30/01/2012

Le Président Sarkozy a tué le candidat Sarkozy

L’élection présidentielle de 2012 sera l’occasion de se débarrasser de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement réactionnaire. La politique de Sarkozy n’a été qu’une défense systématique des intérêts capitalistes au détriment de la masse de la population. La casse des retraites – appliquée malgré des grèves et des manifestations immenses pour les défendre – fut un exemple parmi bien d’autres de l’offensive permanente qui a été menée contre les conquêtes sociales du passé. Les services publics ont été saccagés. Sarkozy avait promis la croissance ; le pays s’enfonce dans la récession. Il avait promis des emplois ; le chômage a massivement augmenté. Il avait promis de réduire les inégalités ; la « grande pauvreté » a pris des proportions inconnues depuis les années 30. Tout au long de ces cinq années de régression sociale, le gouvernement a multiplié les leurres et les subterfuges pour détourner l’attention des vrais responsables de cette situation. Il a repris à son compte les idées et les pratiques associées au Front National.

Écrit par : hochiminh | 30/01/2012

Cette mesure peut aller à l'encontre des règles de l'urbanisme local (des COS en particulier). Elle ne profitera qu'aux propriétaires, aux plus riches qui pourront agrandir leur maison, ça ne va pas multiplier les logements , juste les agrandir.
De plus Sarko a proposé un corrolaire surprenant, si les communes ne souhaitent pas appliquer cette mesure les maires pourront faire voter une délibération pour le signifier....bizarre une loi qu'on pourra appliquer ..ou non!!
A Pernes par exemple, pensez vous que le Maire aura le courage de faire annuler une mesure qui va à l'encontre des interêts de ses électeurs propriétaires de terrains constructibles et de villas?

Écrit par : Marcel | 31/01/2012

INTOX
Dimanche soir, Claire Chazal pose la question de la TVA sociale à Nicolas Sarkozy.
«Ce mot n’a aucun sens», dit-il agacé, ajoutant «Vous ne m’avez jamais entendu le prononcer.»
Le problème, c’est que contrairement au chef de l’état, Internet a de la mémoire. Pas moins d’une bonne trentaine de fois ces cinq dernières années, forcément çà fait le buzz sur la toile.
22 juin 2006, M. Sarkozy avait également utilisé l'expression "TVA sociale" lors d'un meeting à Agen : "Je propose que l'option de la TVA sociale soit étudiée, débattue, sans à priori idéologique".
Avril 2007 - ". Dans son livre Ensemble, celui qui était alors le candidat de l'UMP proposait "qu'avec l'accord des partenaires sociaux, toute avancée dans le sens de la TVA sociale s'accompagne d'un grand rendez-vous social à la fin de chacune des deux années suivantes".
20 juin 2007 - "Si la TVA sociale contribue à freiner les délocalisations, si elle est bonne pour l'emploi, si elle est bonne pour la croissance, si elle ne pénalise pas le pouvoir d'achat, alors nous ferons la TVA sociale" lors d’un discours à l’occasion des rencontres parlementaires, l’expression était revenue huit fois dans sa bouche.

Écrit par : TVA | 31/01/2012

Autre mensonge beaucoup plus grave....

En octobre 2011, il s'opposait à une hausse "généralisée" de la TVA. Dans l'émission "Face à la crise", Nicolas Sarkozy s'était alors opposé à une hausse "généralisée" de la TVA. "Pour une raison assez simple : c'est que ça pèserait sur le pouvoir d'achat des Français, sur la consommation des Français", ce qui serait "injuste", avait-il dit, utilisant l'argument que lancent aujourd'hui les adversaires de la TVA sociale.

Écrit par : Lafleur | 31/01/2012

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