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02/06/2011

PETITION POUR EN SORTIR...

Michel Bernard - publié le 17/03/2011
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Journaliste à la revue Silence, un mensuel alternatif et écologiste basé à Lyon, Michel Bernard a écrit ce texte qui connait un succès foudroyant sur le web, bien au-delà des cercles écologistes habituels.
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Je suis en colèreparce que l'accident de Tchernobyl n'a pas servi de leçon. Et que l'on continue à entendre et lire les mêmes mensonges sur le nucléaire dans les médias.
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Je suis en colèrequand j’entends à la radio, un haut responsable du nucléaire français nous dire qu’on ne peut remettre en cause le nucléaire : « Personne n’a envie de revenir à la bougie ». Que je sache, dans les pays européens qui n’ont pas de centrales nucléaires (Autriche, Danemark, Grèce, Irlande, Islande, Luxembourg, Norvège, Portugal…), y en a-t-il où l’on s’éclaire à la bougie ? Il n’y a que 441 réacteurs nucléaires dans le monde (dont 58 en France, 55 au Japon)… dans seulement 31 pays, tous les autres pays s’en passent.
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Je suis en colèrequand en 1979, après l’accident nucléaire de Three-Mile Island, on nous a dit que c’était parce que les Américains étaient moins forts que nous ; quand en 1986, après l’accident de Tchernobyl, on nous a dit que les Russes étaient moins forts que nous… et que je lis aujourd’hui que les Japonais sont moins forts que nous… De qui se moque-t-on ?
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Je suis en colèrequand on me dit que l’on peut continuer à exploiter encore des vieux réacteurs comme Fessenheim en Alsace (qui a trente ans) parce que "plus il est vieux, mieux on connaît un réacteur". Ce n’est pas parce que vous connaissez bien les défauts de votre vieille voiture qu’elle tombe moins souvent en panne et moins gravement. (Le réacteur Fukushima-Daiichi 1, qui vient d’exploser avait 40 ans et a été autorisé à continuer de fonctionner pour dix ans en février 2011 !).
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Je suis en colèrequand on nous dit que l’on ne peut se passer du nucléaire en France, parce que cette énergie fournit près de 80 % de notre électricité. C’est oublier que l’électricité n’est pas la principale source d’énergie (c’est le pétrole) et que le nucléaire ne représente que 17 % de notre énergie. Si l’on voulait s’arrêter, on pourrait s’appuyer sur une solidarité au niveau de l’Europe : là, le nucléaire ne représente que 35 % de l’électricité et seulement 9 % de l’énergie ! Il suffirait donc d’économiser 9 % pour s’en passer !
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Je suis en colèreparce qu’au nom de la défense de la croissance économique, les programmes énergétiques français ou européens, négligent toujours plus ou moins le potentiel des économies d’énergies, préférant la surconsommation, éventuellement alimentée par le recours aux énergies renouvelables. Or l’énergie la plus propre reste celle que l’on ne consomme pas. En adoptant les meilleures techniques disponibles et en évitant les comportements énergivores, nous pourrions diviser par 4 notre consommation en une vingtaine d’années.
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Je suis en colèreparce que les discours économiques nous polluent : on nous dit qu’arrêter un réacteur nucléaire, ce serait de l’argent gaspillé… mais les 1000 milliards d’euros déjà dépensés en 25 ans pour la gestion de la catastrophe de Tchernobyl (et c’est loin d’être terminé), ce n’est pas un gaspillage encore plus grand ? Mille milliards d’euros, c’est sensiblement le coût qu’il a fallu dépenser pour construire l’ensemble des 441 réacteurs actuellement en fonctionnement.
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Je suis en colèreparce que je sais que l’on peut arrêter relativement rapidement le programme nucléaire français, qu’il existe de multiples scénarios de sortie sur le sujet (de 2 à 30 ans selon les efforts qu’on veut bien consentir).
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Je suis en colèrequand j’entends mon gendre, 25 ans, ingénieur dans le photovoltaïque, me dire qu’il cherche un nouveau travail car la profession est sinistrée suite aux récentes décisions du gouvernement.
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Je suis en colèrequand mon fils, 20 ans, me dit : "à quoi ça sert de faire des études si dans cinq ans on a tous un cancer" (et il ne pense pas qu’au nucléaire, mais aussi à la pollution atmosphérique, aux pesticides…).
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Alors j’agis, je me suis investi depuis une trentaine d’années dans les médias écologistes pour faire circuler une information moins déloyale et j’incite les journalistes et les lecteurs à prendre le temps d’eux aussi chercher où est la vérité. Comment peut-on encore minorer l’importance de la pollution radioactive au Japon alors que les images sur internet nous montrent les réacteurs en flammes ?
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Alors j’agis et je m’engage dans l’une des 875 associations (dont les Amis de la Terre) qui animent le réseau Sortir du nucléaire pour demander à nos élus de faire pression pour un changement de politique dans le domaine de l’énergie.
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Alors j’agis au niveau local en rejoignant les nombreux groupes locaux qui travaillent à des plans de descente énergétique qui nous permettront de diminuer la menace nucléaire, mais aussi notre dépendance à un pétrole qui va être de plus en plus rare. Alors j’agis car aujourd’hui si le lobby nucléaire arrive à manipuler élus et médias, c’est parce que nous ne nous indignons pas assez !

 


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> Bonjour,
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Voici une pétition POUR un référendum pour sortir du nucléaire à SIGNER et DIFFUSER massivement :
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http://www.referendum-nucleaire.fr
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"Le Japon, après l'Ukraine et les Etats-Unis, subit au plus profond de sa chair la folie nucléaire. Pour ne pas avoir cru, su ou voulu penser  l’impensable, notre humanité est une fois encore confrontée à une catastrophe nucléaire.
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Malgré ce constat sans appel, les responsables politiques français affirment doctement que l’option nucléaire ne peut être soumise à débat public ni validation démocratique au travers d’un référendum.
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Alors que la plupart des pays européens réinterrogent dans l’urgence la pertinence de leur stratégie nucléaire, la France reste droit dans ses bottes.

 

Tout juste le chef de l’Etat consent-il à envisager, à long terme, un débat entre experts, au niveau européen…
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Le peuple est une nouvelle fois écarté des grandes décisions qui le concernent. Nous n’acceptons plus la mainmise de l’oligarchie éco-prédatrice. Nous n’acceptons plus une technologie nucléaire dangereuse et anti-démocratique.

 

 

 

Nous réclamons un référendum pour sortir du nucléaire - SIGNEZ LA PETITION :
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http://www.referendum-nucleaire.fr
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Marion SCHILLING
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Courbesserre
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15 340 CASSANIOUZE
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04 71 43 66 26
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06 16 444 959
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Marie Clainchard

 

marieclainchard@wanadoo.fr

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