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05/05/2011

Dans la liste des records, les économies d'énergies...

 

De par sa politique d'une autre époque, Pernes prend du retard dans l'urgence à initier des changements réalistes pour les générations futures....

 

ECONOMIES D’ENERGIES ? « CONNAIS PAS »  DIT LE MAIRE !!

 

Lors du vote du budget communal 2011, l’opposition municipale a demandé au Maire ce qu’il comptait faire pour diminuer la facture énergétique liée aux équipements et bâtiments publics et quelles dispositions avaient été prises pour les nouvelles constructions programmées.

Il faut savoir en effet que près de 300 000 euros sont prévus au budget sur les postes « Energie-électricité » et « combustibles » (fuel), contre 257 524 euros dépensés en 2010. On veut bien croire qu’il y a tous les ans quelques surfaces supplémentaires à éclairer et à chauffer, mais on pourrait étudier et mettre en place des pratiques et des solutions techniques moins budgétivores pour le porte-monnaie des Pernois et moins polluantes pour notre environnement.

Notre maire se faisant le chantre du développement durable, nous attendions des paroles rassurantes. Que nenni ! Pierre Gabert a fustigé le prix exorbitant des lampes à faible consommation et des nouveaux systèmes de chauffage, qui conduisent à des investissements importants, non compatibles avec les capacités communales. De plus, les contraintes dans les bâtiments anciens et protégés sont telles, selon lui, qu’il est impossible de changer quoi que ce soit. Donc, on continue comme avant ! Mais, dit-il, on est bien obligé de respecter la règlementation … et nos nouvelles constructions sont en HQE (Haute Qualité Environnementale) ! Bravo Monsieur le Maire, c’est bien le minimum que vous puissiez faire !

Sait-il seulement que la HQE, concept des années 1990, n’est qu’une démarche qualité (et non une norme) sur un référentiel de cibles à atteindre et définies au moment de la conception d’un bâtiment, le volet « gestion de l’énergie » n’étant qu’une de ces nombreuses cibles (14 au total).

Une énorme réflexion et un énorme effort sont donc à faire à Pernes pour éviter que les termes « développement durable » et « protection de la nature », y soient autant galvaudés et ne servent qu’à alimenter les éditoriaux du Journal de Pernes.

. Menons enfinune politique efficace en faveur de l’énergie solaire, qui réduise nos factures, sans agresser nos paysages. Ayons le courage de chercher des compromis, de faire preuve d’intelligence, au lieu de rejeter systématiquement les propositions qui sont faites souvent par les particuliers dans leurs demandes de permis de construire. Plusieurs communes ont déjà mis en place, avec l’aide de techniciens et d’architectes, de véritables « chartes de bonne conduite » en la matière, qui allient économies d’énergie et protection de l’environnement.

. Osonsla réalisation d’un parc éolien, même de dimension modeste, compatible avec les contraintes environnementales et la protection de nos paysages. Le mistral ne manque pas dans notre bonne ville de Pernes.

. Modernisons les installations de chauffage dans les bâtiments communaux anciens et supprimons les centaines de convecteurs électriques de première génération, fort consommateurs d’énergie, et vulgarisons les consignes citoyennes auprès des utilisateurs.

. Construisons des Bâtiments Basse Consommation, dont le label est créé depuis déjà Mai 2007, sachant que la consommation en énergie pour le chauffage, le refroidissement, la ventilation, la production d’eau chaude sanitaire, l’éclairage et les auxiliaires techniques (pompes, …) doit y être inférieure de 50% à la consommation règlementaire. Et cela passe par une conception bioclimatique, une isolation thermique et la limitation des ponts thermiques, l’étanchéité de l’enveloppe extérieure des bâtiments et des réseaux, et aussi la performance des équipements techniques (en évitant leur surdimensionnement). La question du mode de chauffage y est posée une fois réalisée une étude comparative sur 20 ans.

Des collectivités plus entreprenantes ont franchi un pas supplémentaire avec la réalisation de « bâtiments passifs », « à zéro énergie », ou mieux encore « à énergie positive » (qui produisent sur un an plus d’énergie qu’ils n’en consomment).

Quand nous en serons à ce stade, nous regarderons l’avenir avec peut-être un peu moins d’inquiétude. Notre conscience, en tout cas, sera plus tranquille.

 

Commentaires

Dans ma municipalité, les batiments, même classés, sont équipés d'un ordinateur. Celui ci gère les horaires d'éclairages ET de chauffage en fonction de l'utilisation des salles. Par exemple, une salle occupée de 20h à 23h sera chauffé à partir de 19H30 jusqu'à 23h, pareil pour l'éclairage. Cet ordinateur permet de réguler également température, et arrosage exterieur en fonction d'un capteur météo (ce qui évite de voir l'arrosage lorsqu'il pleut....). Pourtant cette commune n'a que 8000 habitant.
Bilan électrique et gaz (chauffage) divisé par 2.

Écrit par : bob | 05/05/2011

L'ingénieur agricole et oui, on l'oublie parfois, qui préside aux destinés de la commune a décidement choisi de ne rien voir et donc de ne rien faire. C'est aujourd'hui et dans nos villes et nos villages qu'il faut agir, et vite. Les deux degrés envisagés du réchauffement de la planète sont obsolètes, à l'horizon 2100 c'est plutôt 4 à 6 dégrés auxquels il faut s'attendre, La vie humaine deviendra difficile à maintenir. Mais à Pernes, les informations n'arrivent sans doute pas, ou "bien la maison brûle et l'on regarde ailleurs". Posez la question à vos enfants et petits-enfants. Dis papy, qu'à tu fais à la mairie, quand tu étais maire ?
Les ampoules basse consomation c'est trop cher, on n'a pas assez d'argent pour réduire les dépenses d'énergie, et encore moins pour changer les installations vétustes de chauffage.
Bob, donnez lui l'adresse de cette commune, ce qui manque surtout à Pernes c'est d'avoir la curiosité d'aller voir ailleurs quand on a pas d'idées. La vénération du temps jadis ne nous protégera pas, il est temps de se réveiller, nos enfants vous accuseront tôt ou tard !

Écrit par : Le problème d'oser | 05/05/2011

Quel rapport M. L'insurgé avec le billet initial?

De plus pour écrire des sornettes (version polie) pour ce qui concerne la non restriction des dépenses militaires!

Quand on ne sait pas de quoi on parle, on la ferme!

Écrit par : wilsdorf | 08/05/2011

Madame, Monsieur,

Le gouvernement vient de présenter le 3 mai, à l'Assemblée nationale, un projet de loi visant à inscrire dans la Constitution la résorption des déficits publics ; dans toute l'Europe, les gouvernements, quels qu'ils soient, sont sommés par la Commission européenne d'inscrire la rigueur de manière permanente dans leur Constitution. C'est le Traité de Maastricht puissance 10 !

François Baroin, ministre du budget, demande à l'Assemblée Nationale de "faire abstraction du clivage gauche-droite pour privilégier l'intérêt national".

Conséquence : toute action visant, par exemple à s'opposer aux suppressions de postes, à défendre les salaires,etc...deviendrait anticonstitutionnelle !

C'est une atteinte sans précédent au droit des syndicats à revendiquer, c'est une entrave à l'exercice de la démocratie. Pas un domaine de la vie sociale ne devrait échapper à cet impératif
En un mot : la rigueur permanente
La veille, le gouvernement avait rendu sa feuille de route à Bruxelles : son engagement chiffré à tailler chaque année dans les dépenses publiques.

Tout devrait y passer

30 000 postes en moins dans la fonction publique, des services hospitaliers entiers fermés, le blocage des salaires dans la fonction publique et de nouvelles exonérations de cotisations patronales à l’occasion de la prime salariale !

Le projet de réforme constitutionnelle prévoit de fixer pour 3 ans « le montant maximum des dépenses de l’Etat et de la sécurité sociale »

Avec ce projet de loi, toute action des travailleurs et de leurs organisations visant, par exemple, à s’opposer aux fermetures de postes , à défendre les salaires ou à revaloriser les pensions deviendrait anticonstitutionnelle !

C’est une atteinte sans précédent aux libertés syndicales et à la démocratie !

Avec la suppression de 16 000 postes d’enseignants supplémentaires à la prochaine rentrée et des milliers de fermetures de classe , ce sont même les enfants qui devraient faire les frais de la résorption des déficits publics !

Mais pour les dépenses militaires, aucune restriction !

12 000 soldats français déployés en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, au Liban, au Kosovo, au Tchad soit 900 millions d’euros pour 2010.
En 2 mois de guerre en Libye, 11 missiles Scalp, au prix unitaire de 850 000 euros ont été tirés. Chaque sortie d’un avion Rafale coûte 40 000 euros et chaque heure d’utilisation du porte-avions Charles-de-Gaulle , 50 000 euros.

Non à la réforme constitutionnelle

Écrit par : L'insurgé | 06/05/2011

Laurent Wauquiez, ministre à + de 10 000 € mensuel,+ avantages...veut lutter contre l'assistanat aux plus démunis ! faire des précaires de vrais pauvres !
Comme en Tunisie ou en Egypte un seul mot me vient à l'esprit : DEGAGE !!!

Écrit par : L'éffaré | 10/05/2011

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