Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

22/02/2011

Quel avenir pour l'interco ?

 

 

LEVER DE RIDEAU N° 6 janvier 2011.interco 3.jpg

La réponse de Christian GROS.

Bonsoir,

j'ai lu avec attention les propos que vous me prêtez à l'occasion des voeux communautaires 2011, à Althen des paluds.

Je ne sais pas où vous êtes allés chercher que j'ai présenté ce jour-là "un argumentaire détaillé sur les avantages d'un projet de rapprochement avec la COGA" et puis que "pendant 20mn, j'ai expliqué tous les avantages que nous pouvions trouver à intégrer la COGA ..."

Je comprends votre étonnement qui n'a d'égal que le mien en vous lisant, car ce n'est pas ce que j'ai dit, ni ce que je pense.

Nous avons pris une position claire l'année dernière en prenant l'initiative d'une fusion avec la CoVe, les Terrasses du Ventoux et le Pays de Sault. Cette initiative a été prise après des débats publics et avec la bénédiction du Préfet qui, ensuite, pour des raisons qu'on ne peut qualifier que de purement politiques, nous a opposé un sursis à statuer : "oui, c'est bien, c'est très pertinent, mais ... plus tard !"

Depuis, nous sommes toujours sur la même ligne. Cependant, si le "... plus tard ... un jour, peut-être ... " devait se perpétuer, nous n'excluons pas de reconsidérer la situation.

Quoiqu'il en soit, aujourd'hui notre rattachement au Grand Avignon n'est pas à l'ordre du jour.

Écrit par : Christian GROS | 16/02/2011

 

Nous  remercions M. Gros pour nous avoir apporté ces éclairages sur les intentions des dirigeants des Sorgues du Comtat. Nous nous félicitons que la décision d'un rapprochement avec la COVE n’est pas variée d’un iota. Nous nous sommes souvent prononcés pour cette solution. La Cove nous parait être plus proche, de cœur comme de raison,  des préoccupations des Pernois, des Montiliens et des Althénois. Se faire engloutir dans le Grand Avignon, n'augure rien de bon.

Toutefois, il faut comprendre notre réaction en écoutant le discours de M. Gros. C’est de bonne foi que nous avons pu nous méprendre sur ses intentions.  Etant tenu éloigné des instances décisionnaires  des Sorgues du Comtat, nous sommes condamnés  à ne faire part que de nos impressions et nos sentiments. En effet,  il faut rappeler que les maires des trois communes, Althen, Monteux et Pernes ont refusé que siègent à leur coté les élus de l’opposition. Il va sans dire que cela ne plaide pas pour une gouvernance dans la transparence. Le domaine de compétence des communautés de communes ne cessant de s’étendre, il nous paraissait  important pour la démocratie, que majorité et opposition de chaque commune soient représentées. Heureusement un projet de loi devrait  mettre fin à ce fonctionnement inique. Les délégués communautaires devraient être, dès 2014, élus au suffrage universel.

Gérard LOUCHENE, élu pernois de l'opposition.

 

Commentaires

La démocratie est le talon d’Achille de nos dirigeants.
Les délégués communautaires au conseil de la Communauté de Communes (COM-
COM) ne sont pas élus au suffrage universel mais cooptés au sein des
conseils municipaux au prorata du nombre d'habitants des communes.
Il y a donc un déficit démocratique évident qui résulte de la mise en
place des nouveaux établissements de coopération intercommunale
(EPCI)
Dans les communautés d'agglomération on notera en outre que
l'opposition représentée légalement au sein des conseils municipaux
des villes-centre, est dépendante de la bonne volonté du maire quant à
sa présence au conseil communautaire.
Malgré les discours sur la "démocratie de proximité " et la volonté
affirmée des législateurs de permettre une participation citoyenne
dans les dispositifs d'application des nouvelles lois d'aménagement du
territoire (loi Gayssot, Voynet, Chevènement) le citoyen est plus
absent que jamais de la scène politique et mis hors d'état de
contrôler des décisions dont dépend de plus en plus sa vie
quotidienne.
Comme les maires, les présidents de Communautés ont toute latitude
pour favoriser la démocratie participative, encore faut-il qu'il y ait
volonté politique de le faire.
Après quelques velléités d'ouverture, la plupart des présidents ne
semblent pas vouloir persévérer dans cette voie. Pas de tribune libre
du bulletin communautaire. Le comité consultatif reste strictement
limité malgré des demandes d'élargissement de ses activités à toutes
les compétences communautaires. Les demandes de rencontre peuvent
rester sans réponse etc.
Les prochaines élections municipales doivent être l'occasion de mettre
cette question sur la table ; Il ne sert de rien de s'occuper
exclusivement du choix d'élus municipaux qui ont de moins en moins de
pouvoirs dans un contexte de moins en moins démocratique.
Les exigences démocratiques doivent s'appliquer aussi à
l'intercommunalité

Écrit par : Babeuf | 22/02/2011

Les commentaires sont fermés.